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Richard Malvasio : L'actualité de Saint-Martin
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Richard Malvasio : L'actualité de Saint-Martin

VIP-Blog de richard-malvasio
  • 14 articles publiés
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  • Créé le : 20/08/2006 18:54
    Modifié : 15/09/2006 00:49

    Garçon (35 ans)
    Origine : Saint-Martin, FWI
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    La saison touristique 2006 à Saint-Martin

    20/08/2006 23:30

    La saison touristique 2006 à Saint-Martin


    Les propos de l'AHSM (Association des hôteliers de Saint-Martin) sont sans surprise sur le bilan de cette saison : fréquentation en baisse, difficultés structurelles exponentielles, fiscalité insupportable, surcoûts croissants, etc. Nous avons fait le point avec l'AHSM sur cette saison touristique de plus en plus courte, dont le négatif du bilan est à la fois prévisible et inquiétant.

    « Les résultats de l'année 2005 ne sont pas bons, puisque le taux d'occupation d'avril 2005 à 2006 est de 51%, alors qu'il était de 55% pour l'année précédente. Nous constatons donc une légère baisse de fréquentation, même si la pointe de haute saison a été forte, notamment en février et mars. Cette pointe est la conséquence de la nette réduction du nombre de chambres en partie française.
    La « Haute saison » est de plus en plus courte, puisqu'elle commence de plus en plus tard et se termine de plus en plus tôt.
    En outre, nous avons traversé un printemps difficile et un été médiocre. Les mauvais résultats de l'année écoulée et les perspectives peu réjouissantes que nous anticipons ne sont guère surprenants, au regard des difficultés rencontrées durant la haute saison. Il existe deux types de raisons à cela : des raisons de fond quasi structurelles et des raisons ponctuelles.
    Les premières sont récurrentes : le trafic aérien avec ses insuffisances en haute saison et son coût prohibitif, notamment en Eté, un sous-équipement des infrastructures et services publics, et surtout une quasi-absence d'un réel office du tourisme qui ne remplit pas ses missions en termes de promotion de la destination. L'Office du tourisme manque de budgets en raison du manque d'implication des collectivités territoriales et communales. Il est de notoriété publique que le budget de l'Office du tourisme est principalement alimenté par la taxe de séjour. Mais cette dernière est en déperdition car la fréquentation est en baisse, ce qui conduit à une impasse que nous dénonçons déjà depuis bien longtemps. Le tourisme et sa promotion est un vrai « métier » qui doit être confié aux professionnels. Il suffit pour s'en convaincre de voir les références exigées par les Bahamas qui recherchent un directeur exécutif pour le Bureau des promotions. Cette personne doit justifier de 10 années d'expérience dans ce domaine, ainsi que d'un diplôme en business préparé en quatre ans d'une université accréditée, etc. Or, depuis plus de 8 mois nous attendons le recrutement d'un Directeur qui ne vient toujours pas. Nous devons probablement avoir le seul Office du Tourisme de la région sans « direction » depuis aussi longtemps ! Il n'est donc pas étonnant que la destination n'ait pas d'impact réel sur les marchés ; ce n'est que la poursuite et l'aggravation d'un système qui dure depuis de trop nombreuses années. Il serait plus temps que l'on saisisse le rôle et les missions d'un Office du tourisme, qui est un organisme paritaire dont le secteur privé, et en premier lieu l'hôtellerie, doit constituer le cœur. Ce type de débat a été entamé à Sainte-Lucie, et le débat est désormais orienté autour de la privatisation des Offices du tourisme. Or lors de la dernière mission à New York, la délégation de plus de 15 personnes... ne comptait aucun professionnel !
    Outre cela, des luttes d'influence internes au sein de cette institution qui n'ont rien à voir avec la promotion touristique détournent l'Office de ses vraies missions, et rendent ses enjeux confus.
    Parallèlement à ces difficultés de fond, des raisons ponctuelles, dont certaines ont connu cette année une amplification sans précédent. Nous avons eu une île sans eau, et cela continue avec des coupures quasi-quotidiennes, un état des routes inqualifiables, les coupures d'électricité, etc. Nous avons travaillé durant cette haute saison dans des conditions inacceptables pour nos clients mais aussi pour nos équipes. L'impact en terme d'image est désastreux et ravageur, pour notre économie. Évidemment, nous avons dû compenser ces carences par des dépenses supplémentaires et des apports financiers dont le coût a été particulièrement élevé cette saison et personne ne songe même à indemniser ces pertes qui résultent de la carence des services publics ! Or, nous ne pouvons avoir la fiscalité d'un pays moderne, ne pas recevoir les services qui en sont la contrepartie et devoir en plus dépenser de l'argent pour compenser ces services publics désuets. Outre ces dépenses supplémentaires engendrées par cette désuétude, l'impact au niveau des touristes est terrifiant, entre ceux qui ne sont pas venus et ceux qui ont quitté les hôtels. Est-il normal que des clients potentiels nous appellent pour savoir si nous aurons de l'eau dans les hôtels ? Et que leur répondre ? « Oui », et dans ce cas nous prenons le risque de mentir et allons au devant de grandes difficultés avec les clients ; ou alors « On ne sait pas » ... et évidemment le touriste ne vient pas !
    L'AHSM rappelle que pour une nuit occupée par chambre, l'hôtellerie reverse en moyenne 8 Euros d'eau !!!, 7 Euros d'impôt foncier !!! 7,60 Euros de taxe professionnelle !!!, 6 Euros de taxe de séjour !!! et 1 Euro pour la seule taxe locale sur l'EDF, soit presque 30 Euro. C'est insupportable et impossible pour n'importe quel hôtel de France ou des Caraîbes ! Ces seules sommes ne sont pas loin du prix de vente de certains de nos concurrents aux Tour Operators.
    Et ainsi lorsqu'on nous demande d'offrir des chambres pour la promotion de la destination, non seulement nous les offrons... mais nous envoyons 25 Euros à la collectivité. Ce système est terminé puisqu'il se termine tout seul... Nous subissons l'ensemble de la taxation française, une fiscalité locale hallucinante, sans les services en contrepartie, que nous devons payer pour compenser, et voilà que l'on nous inflige une nouvelle taxe sur les transports destinée en principe à développer le système des transports en commun dans les communes. Mais de quels transports en commun parle t-on à Saint-Martin ? Et comme cette taxe s'adresse aux entreprises de plus de neuf salariés, une fois encore, ce sont les hôtels qui sont au cœur de cette taxation et parmi les premiers visés.
    Il est tout de même paradoxal de constater que les seuls supports et les seules aides que nous pouvons recevoir viennent de l'Etat, et que les collectivités locales n'ont jamais, mais véritablement jamais pris la moindre mesure d'aide à son tourisme, à commencer par une baisse du prix de l'eau.
    L'hôtellerie constitue la force de frappe commerciale d'une destination touristique, c'est un fait indéniable, une réalité qui s'applique au niveau international, et cette force de frappe est en train de mourir à Saint-Martin puisqu'elle ne dispose plus des ressources financières suffisantes. Avec elle, c'est l'ensemble du tourisme et de l'économie qui est en jeu, et donc évidemment l'emploi.
    Comment St Martin pourra-t-elle se passer des 150.000.000 d'euros annuels que nous générons ! Et quel est cet acharnement à vouloir nous imposer de telles ponctions financières qu'aucun hôtel des Caraïbes ne subit et qui contribuent au départ des investisseurs.»
    Un nouvel hôtel va fermer ses portes à la fin du mois.
    Saint Martin doit mettre en place d'urgence le plan de soutien résolu à son tourisme que nous attendons depuis longtemps, et que nos clients attendent également. Car ils aiment notre destination, ils apprécient notre accueil, ils ne demandent qu'à nous rejoindre. Il suffit pour celà pour peu qu'on leur offre un environnement et des services publics dignes d'une destination moderne, que les hôtels recouvrent une santé financière permettant de développer encore la qualité qui a fait notre réputation, et que l'on ait les moyens de la faire découvrir par une promotion moderne à tous ceux qui ne la connaissent pas encore.
    Richard Malvasio





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