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Albert Fleming : « Je n'attends rien de la visite du ministre de la Défense »
26/08/2006 01:04
A la veille de la venue de Michèle Alliot-Marie, le ministre de
la Défense
, le maire Albert Fleming estime « ne rien attendre de cette visite ». Nous avons rencontré le premier magistrat de l'île, avec qui nous avons abordé les différents thèmes d'actualité.
Interrogé sur la visite de Michèle Alliot-Marie, le maire de Saint-Martin reste bref : « Je recevrai le ministre avec courtoisie, mais je n'attends rien de cette visite. Je ne souhaite pas revenir sur les propos malheureux du ministre de
la Défense
lors de l'affaire du gendarme Clin ; c'est du passé, et je suis un homme d'avenir ».
Rappelons que Michèle Alliot-Marie arrive en Guadeloupe aujourd'hui, où elle doit rencontrer le préfet. Elle rejoindra Saint-Martin ce dimanche, où elle se rendra à la caserne des gendarmes. A l'issue de la visite du PSIG, de la brigade nautique et de la brigade mobile, le ministre ira à Marigot afin de rencontrer la brigade de prévention de la délinquance. Une plaque en l'honneur du major Raphaël Clin sera commémorée par le ministre, avant son départ pour
la Martinique.
Pour ce qui est du dossier de l'évolution statutaire, Albert Fleming reste confiant sur sa mise en place, même s'il pense que les délais seront longs. Il est en effet de notoriété publique que les élections pour
la Nouvelle
collectivité risquent d'avoir lieu fin 2007, voire début 2008. « Le gouvernement respectera ses engagements, je n'ai pas de doute à ce niveau », ajoute M. Fleming. Une question se pose toutefois, dans le cas où les échéances électorales se produiraient après les élections présidentielles : si la gauche l'emporte, quel sera l'avenir de l'évolution statutaire ? Pour le maire de la commune, « cela ne changera pas grand-chose dans le fond. Le projet sera mis en place de la même façon, et même si de petites différences en termes de philosophiques politiques peuvent se produire, le statut sera normalement érigé ».
Questionné sur l'action du gouvernement actuel dans le cadre de l'évolution institutionnelle de l'île, Albert Fleming se dit très déçu. « Je trouve que le gouvernement ne s'est pas suffisamment mobilisé pour Saint-Martin, et qu'il a fait preuve d'un certain manque d'intérêt pour ce dossier. Je pense ce manque d'intérêt est lié au fait que le gouvernement a reçu différents interlocuteurs de Saint-Martin, donnant une idée confuse de ce que nous voulions réellement. En outre, le gouvernement estime que nous sommes de mauvais gestionnaires, mais sans essayer de comprendre les raisons du malaise financier ».
Pour le premier magistrat de l'île, la rentrée scolaire sera une nouvelle difficile, notamment en termes de locaux et de situation socio-économique. « Les lycéens reçoivent en Guadeloupe des bons pour la rentrée scolaire, qui sont donnés par
la Région
pour l'achat de livres. Mais pas à Saint-Martin... Dommage que nos lycéens ne puissent pas bénéficier de ce type de réduction ».
Richard Malvasio
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Aéroport de Juliana : Inauguration officielle en novembre 2006
24/08/2006 02:52
Selon le président de l’aéroport « Princess Juliana International Airport », Eugène B. Holiday, l’inauguration officielle du nouveau terminal aura lieu le 10 novembre prochain, la veille de la fête nationale de l’Armistice. Retour sur ce projet dont l’ampleur est à l’image du développement de la partie hollandaise.
L’aéroport de Juliana joue non seulement un rôle majeur pour l’île de Saint-Martin, mais constitue dans le langage aérien le « hub » de cette région de
la Caraïbe. Compte tenu de sa situation géographique, l’aéroport est un pôle stratégique pour les îles environnantes de Saba, Saint-Barthélemy, Anguille et St-Eustache, dont les industries touristiques sont dépendantes, en grande partie, de ce « hub ».
Au départ, PJIAE, comme il est couramment appelé, est une simple base militaire construite en 1942, avant de se convertir en aéroport civil l’année suivante. Dès le début, l’aéroport joue un rôle important car unique dans le nord-est des Caraïbes, et Sint-Maarten bénéficie très rapidement de cette mutation. Autrefois basée sur l’agriculture, l’économie locale se tourne vers le tourisme, avant de devenir l’une des destinations touristiques les plus privilégiées de la région. Le site sur lequel se trouve actuellement l’aéroport a été ouvert en 1964, et depuis, il n’a cessé de se développer. En 2003, PJIAE enregistre 1,5 million de visiteurs et 185 vols par jour, venant des Caraïbes, d’Europe, des Etats-Unis, d’Amérique-du-Sud et d’Amérique centrale. Avec un réseau comptant plus de 60 sociétés et agences publiques, l’aéroport totalise 800 employés, dont 210 qui travaillent directement pour PIJAE. Mais face à une croissance constante des activités qui a rendu les infrastructures obsolètes, un « Master plan » a été mis en œuvre en 1997, afin d’identifier les possibilités d’un développement de Juliana. Ce « Master plan » comprend trois phases de développement, qui s’étend jusqu’en 2012. La première phase est achevée, et le deuxième consiste en la construction du bâtiment du nouveau terminal, la mise en place de la route qui contourne l’installation, et du parking, une tour de contrôle, un système de radar et la sécurité de l’aire de la piste. Cette phase représente un investissement de 87 millions de dollars, et sera terminée en novembre prochain. Afin de rendre possible cette deuxième phase, 98 000 m2 ont été requis, comprenant les 54 000 m2 du terminal, et 44 000 m2 de la piste.
Il faut rappeler que l’actuel aéroport possède une capacité d’accueil de 1,2 millions de passagers, ce qui pose un réel problème au regard du développement des arrivées. C’est la raison pour laquelle le « Master Plan » prévoit une capacité d’accueil de 2,5 millions de passagers, et une zone d’enregistrement adaptée ainsi que des salles d’embarquement et une zone commerciale.
- Quelques chiffres :
En 2005, l’aéroport de Juliana a enregistré 1 663 226 passagers, une légère amélioration par rapport à 2004, où le nombre de passagers était de 1 646 065. Le nombre de vol était de 102 133 en 2005, et de 96 002 en 2004.
Richard Malvasio
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La saison touristique 2006 à Saint-Martin
20/08/2006 23:30
Les propos de l'AHSM (Association des hôteliers de Saint-Martin) sont sans surprise sur le bilan de cette saison : fréquentation en baisse, difficultés structurelles exponentielles, fiscalité insupportable, surcoûts croissants, etc. Nous avons fait le point avec l'AHSM sur cette saison touristique de plus en plus courte, dont le négatif du bilan est à la fois prévisible et inquiétant.
« Les résultats de l'année 2005 ne sont pas bons, puisque le taux d'occupation d'avril 2005 à 2006 est de 51%, alors qu'il était de 55% pour l'année précédente. Nous constatons donc une légère baisse de fréquentation, même si la pointe de haute saison a été forte, notamment en février et mars. Cette pointe est la conséquence de la nette réduction du nombre de chambres en partie française. La « Haute saison » est de plus en plus courte, puisqu'elle commence de plus en plus tard et se termine de plus en plus tôt. En outre, nous avons traversé un printemps difficile et un été médiocre. Les mauvais résultats de l'année écoulée et les perspectives peu réjouissantes que nous anticipons ne sont guère surprenants, au regard des difficultés rencontrées durant la haute saison. Il existe deux types de raisons à cela : des raisons de fond quasi structurelles et des raisons ponctuelles. Les premières sont récurrentes : le trafic aérien avec ses insuffisances en haute saison et son coût prohibitif, notamment en Eté, un sous-équipement des infrastructures et services publics, et surtout une quasi-absence d'un réel office du tourisme qui ne remplit pas ses missions en termes de promotion de la destination. L'Office du tourisme manque de budgets en raison du manque d'implication des collectivités territoriales et communales. Il est de notoriété publique que le budget de l'Office du tourisme est principalement alimenté par la taxe de séjour. Mais cette dernière est en déperdition car la fréquentation est en baisse, ce qui conduit à une impasse que nous dénonçons déjà depuis bien longtemps. Le tourisme et sa promotion est un vrai « métier » qui doit être confié aux professionnels. Il suffit pour s'en convaincre de voir les références exigées par les Bahamas qui recherchent un directeur exécutif pour le Bureau des promotions. Cette personne doit justifier de 10 années d'expérience dans ce domaine, ainsi que d'un diplôme en business préparé en quatre ans d'une université accréditée, etc. Or, depuis plus de 8 mois nous attendons le recrutement d'un Directeur qui ne vient toujours pas. Nous devons probablement avoir le seul Office du Tourisme de la région sans « direction » depuis aussi longtemps ! Il n'est donc pas étonnant que la destination n'ait pas d'impact réel sur les marchés ; ce n'est que la poursuite et l'aggravation d'un système qui dure depuis de trop nombreuses années. Il serait plus temps que l'on saisisse le rôle et les missions d'un Office du tourisme, qui est un organisme paritaire dont le secteur privé, et en premier lieu l'hôtellerie, doit constituer le cœur. Ce type de débat a été entamé à Sainte-Lucie, et le débat est désormais orienté autour de la privatisation des Offices du tourisme. Or lors de la dernière mission à New York, la délégation de plus de 15 personnes... ne comptait aucun professionnel ! Outre cela, des luttes d'influence internes au sein de cette institution qui n'ont rien à voir avec la promotion touristique détournent l'Office de ses vraies missions, et rendent ses enjeux confus. Parallèlement à ces difficultés de fond, des raisons ponctuelles, dont certaines ont connu cette année une amplification sans précédent. Nous avons eu une île sans eau, et cela continue avec des coupures quasi-quotidiennes, un état des routes inqualifiables, les coupures d'électricité, etc. Nous avons travaillé durant cette haute saison dans des conditions inacceptables pour nos clients mais aussi pour nos équipes. L'impact en terme d'image est désastreux et ravageur, pour notre économie. Évidemment, nous avons dû compenser ces carences par des dépenses supplémentaires et des apports financiers dont le coût a été particulièrement élevé cette saison et personne ne songe même à indemniser ces pertes qui résultent de la carence des services publics ! Or, nous ne pouvons avoir la fiscalité d'un pays moderne, ne pas recevoir les services qui en sont la contrepartie et devoir en plus dépenser de l'argent pour compenser ces services publics désuets. Outre ces dépenses supplémentaires engendrées par cette désuétude, l'impact au niveau des touristes est terrifiant, entre ceux qui ne sont pas venus et ceux qui ont quitté les hôtels. Est-il normal que des clients potentiels nous appellent pour savoir si nous aurons de l'eau dans les hôtels ? Et que leur répondre ? « Oui », et dans ce cas nous prenons le risque de mentir et allons au devant de grandes difficultés avec les clients ; ou alors « On ne sait pas » ... et évidemment le touriste ne vient pas ! L'AHSM rappelle que pour une nuit occupée par chambre, l'hôtellerie reverse en moyenne 8 Euros d'eau !!!, 7 Euros d'impôt foncier !!! 7,60 Euros de taxe professionnelle !!!, 6 Euros de taxe de séjour !!! et 1 Euro pour la seule taxe locale sur l'EDF, soit presque 30 Euro. C'est insupportable et impossible pour n'importe quel hôtel de France ou des Caraîbes ! Ces seules sommes ne sont pas loin du prix de vente de certains de nos concurrents aux Tour Operators. Et ainsi lorsqu'on nous demande d'offrir des chambres pour la promotion de la destination, non seulement nous les offrons... mais nous envoyons 25 Euros à la collectivité. Ce système est terminé puisqu'il se termine tout seul... Nous subissons l'ensemble de la taxation française, une fiscalité locale hallucinante, sans les services en contrepartie, que nous devons payer pour compenser, et voilà que l'on nous inflige une nouvelle taxe sur les transports destinée en principe à développer le système des transports en commun dans les communes. Mais de quels transports en commun parle t-on à Saint-Martin ? Et comme cette taxe s'adresse aux entreprises de plus de neuf salariés, une fois encore, ce sont les hôtels qui sont au cœur de cette taxation et parmi les premiers visés. Il est tout de même paradoxal de constater que les seuls supports et les seules aides que nous pouvons recevoir viennent de l'Etat, et que les collectivités locales n'ont jamais, mais véritablement jamais pris la moindre mesure d'aide à son tourisme, à commencer par une baisse du prix de l'eau. L'hôtellerie constitue la force de frappe commerciale d'une destination touristique, c'est un fait indéniable, une réalité qui s'applique au niveau international, et cette force de frappe est en train de mourir à Saint-Martin puisqu'elle ne dispose plus des ressources financières suffisantes. Avec elle, c'est l'ensemble du tourisme et de l'économie qui est en jeu, et donc évidemment l'emploi. Comment St Martin pourra-t-elle se passer des 150.000.000 d'euros annuels que nous générons ! Et quel est cet acharnement à vouloir nous imposer de telles ponctions financières qu'aucun hôtel des Caraïbes ne subit et qui contribuent au départ des investisseurs.» Un nouvel hôtel va fermer ses portes à la fin du mois. Saint Martin doit mettre en place d'urgence le plan de soutien résolu à son tourisme que nous attendons depuis longtemps, et que nos clients attendent également. Car ils aiment notre destination, ils apprécient notre accueil, ils ne demandent qu'à nous rejoindre. Il suffit pour celà pour peu qu'on leur offre un environnement et des services publics dignes d'une destination moderne, que les hôtels recouvrent une santé financière permettant de développer encore la qualité qui a fait notre réputation, et que l'on ait les moyens de la faire découvrir par une promotion moderne à tous ceux qui ne la connaissent pas encore. Richard Malvasio
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L'exposition de Ruby Bute et Youmay Dormoy
20/08/2006 19:45
Environ 150 personnes se sont rassemblées dimanche dernier au Centre culturel de Philipsburg, pour une soirée dont le principal était l'Art, sous toutes ses formes. Ruby Bute et Youmay Dormoy sont, depuis de nombreuses années, deux piliers incontournables de l'Art et de la Culture à Saint-Martin, et cette dernière soirée a confirmé leur réputation d'amoureux talentueux de l'Art en général.
Ruby Bute est à la fois poétesse et peintre, et sa douceur n'a d'égal que son talent artistique. Youmay Dormoy, son compagnon, brille dans la musique et se démarque dans sa peinture très personnelle, et cela plaît. Lors de son dernier vernissage dans le cadre du « Coin des artistes », organisé par le service Art & Culture de la mairie, Youmay avait vendu 11 toiles, ce qui est considérable. Ce duo d'artistes est unique, et Ruby Bute a raconté en quelques mots le début de leur rencontre, lors de son discours qui a marqué le début de la soirée. C'est en 1990 que Ruby et Youmays se rencontrent, à cette époque le jeune homme aidait Ruby dans ses vernissages et dans son travail en général. A l'époque, Ruby est âgée de 47 ans, alors que Youmay n'a que 32 ans ; mais cette différence d'âge, comme beaucoup de différences d'ailleurs, est à l'origine de la richesse qui les a unie autour de leur vie artistique. Comme il le confesse lui-même, « dans notre couple, j'apporte l'énergie et elle, la sagesse ». Un cocktail explosif, une complémentarité palpable, et une harmonie quasi spirituelle unissent pour le plaisir des amateurs d'Art, le couple hors du commun. Youmay a intégré en 1998 le département de la Culture, dans le gouvernement de Sint-Maarten. Il y a quatre ans, il est nommé directeur du Centre Culturel à Back Street, et fonde le "Soualiga Jump Up Band", qui existe toujours et qui compte une trentaine de membres. Il crée également le café "Axum", à Philipsburg, qui accueille de nombreux concerts. Côté musique, il commence à jouer de la trompette à l'âge de 9 ans, qui fut mon premier instrument. Il devient professionnel vers l'âge de 16 ans, et à ce jour, il a arrêté la musique, mais continue de suivre le groupe Soualiga Jump Up Band. Côté peinture, Youmay a commencé à peindre vers l'âge de 25 ans, et c'est Ruby qui lui a appris les bases, mais en créant son propre style. Après la présentation de ces deux artistes, le public a été invité à entrer dans l'enceinte du Centre culturel, où les attendait un spectacle exceptionnel : aménagement artistique du Centre culturel dans un décor somptueux, jeu de lumière et superbes toiles dont les chaudes couleurs n'ont laissé personne indifférent. Félicitations à Ruby Bute et Youmay Dormoy pour cet événement culturel, dont le thème « There is a reason for every season », a exprimé dans ce poème écrit par Ruby :
THERE IS A REASON FOR EVERY SEASON
Spring comes along dancing after winter's sleep. Like a playful child she opens every blossom and the world is transformed in a spectacle of color and sound The birds and bees take part in the feast Spring time can enter our hearts at any age if we permit her to With this feeling she opens the door to many chances
Then Summer appears on the scene turning the wheel of action and reaction. The air vibrates with energy Summer rains saturate the earth. This season's generosity has no limit There's abundance and sweetness every where. As we celebrate aur summer, innocence is lost. The living is easy and we are willing and abie. Summer, her heaving bossom plays to the rythm of life
Autumn has seen it all and endured it aIl For Autumn there are no surprises Exhausted from the dance of spring and summer she hurdles Iow upon a bed of falling leaves she chooses to sleep In the winds of Autumn there is a chill as reflections float by, if and maybe echo far away, if and maybe we often whisper to hear it return For some of us there are no cares there are no fears Autumn has come
Eventually winter cornes to sprinkle the earth with snow the memories linger the times were great, It's time to settle down for a well deserved rest. Winter slows us down to reflect and admit that we have tried best To God we must now leave the rest These are the four seasons mother nature brings to us in this world there are many stages for each season to perform There is a role for the youth and aged There is a piay for the fools, and a seat for the sages if these seasons were not embedded in our souls, in the book of life there would be empty pages.
Richard Malvasio
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